Une souris , un clavier, des codifications, ça y est le virtuel est là !
Des coucous, des « je t’aime », des ami(es), des ennemi(es), des armées, informations ou désinformations sur l’A 66 du web ? On ne sais plus, qu‘importe d‘ailleurs !
A Chacun son costume, son rôle, ses jeux et ses illusions, ici l’anonymat permet de s’habiller ou de se dévêtir à sa guise, mais, mais on y étale des vrais idées en fausses pensées....
Danger !!!
Un défouloir, une scéne, un théatre ou l’on porte un masque, tout dois aller vite… Très vite, on ne lis plus, on ne chante plus, on ne pense plus, on surfe dans une chapelle, à 200 gigas la
place, canonisée par les prêtres du Grand Gates... Amen, carte mère et saint hétique, je vous sanctifie...
Qu’importe le savoir est au bout de nos doigts fébriles, coucou , au revoir, merci Google, l‘exutoire instantané, tout près de la machine à café , raccourci clavier intelligence pré -
digérée…
Vite, Vite ! Mon clavier une pétition a signer, une cause à défendre, d’un simple clic on est cet humaniste, aller hop ! C’est fait ! Déposer glisser, copier coller, nous voila dictateur ,
penseur, révolutionnaire d’un jour ! Qu’importe, aller clic !!!! Alt suppr, actualiser et je suis déjà un autre, vite petit clic et grands effets , qu’importe !
Je suis qui, je suis quoi ? Dante un soir, Staline un autre, qu’importe le vent me porte, qu’importe il me suffit de refermer les portes de tout cela, pour être moi, pour être vous, cet autre que
personne ne reconnaîtra une fois que l’aube glauque viendra.
Le jour se lève déjà, j’ouvre ou ferme les fenêtres de cette utopie, et redevient cet homme, cette femme, que tu croises d’un regard froid tout les matins sans jamais lui causer, sans même savoir
que c’est peut être à lui, à elle, que tu causes tout les soirs …
Qu’importe, un texto tombe on le ramasse, tiens c’est l’Alias 888remenber qui me phone, connaît pas mais l’est bien ce gars avec son avatar sympa, enfin c‘est-ce que les autres
disent, alors qu’importe, je remet ça, chè même pas si c‘est un gars, aveugle et sourd au monde palpable qui est là tout proche, qu’importe c‘est plus facile, alors je remet ca ….
Qu’importe ...
Qu’importe
Dans ces écrans plasma, les chiens de compagnie sont omnivores
Et des mails sans modestie s’en vont très près de la folie,
Ils accouchent d’idéologie et pleurent des métaphores
Et leurs PC se transforment en enfer,
À 9 plombes du soir derrière la toile, sous les icônes.
Quand leurs claviers transforment l’univers,
Il s'invitent d’un bel anglicisme en se gueulant « come on » !"
Qu’importe
Les surfeurs mes frères savent ils que la vie tue elle ?
Et se font boire la lie, lala, de leurs illusions éternelles
Et jettent un A1DC4, masquant l’arobase de la nostalgie.
Ils voient sans voir, le fantôme de cette autre inconnue.
Ils voient des Ophélie d’Opéra sur des sites en ruine,
Cherchant l’âme - sœur, âme son , sœur Anne des nuits paraboles.
Ils vont voir si Dieu existe, et ils relisent les doctrines
Et tombent de fatigue dans des draps glacés de vitriol.

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